Si nous nous sommes rencontrés, je vous ai certainement parlé de l’utilité dans le monde du travail du Mind Mapping ou carte mentale (cliquez pour des infos supplémentaires.)
Je prête à cet étrange diagramme, qui part en arborescence à partir d’une idée centrale, de grandes vertus et une puissance incommensurable dans de nombreux domaines.

Et voilà qu’au détour d’un article, une question me désarçonne par sa simplicité:

“Le mind mapping est-il adaptable pour un enfant de 12 ans qui entre en 1ère secondaire ?”

Merci pour cette question dont la réponse est: Absolument!

Pourquoi les jeunes auraient-ils moins besoin de structure que nous? Pourquoi cet outil serait pertinent pour un cerveau adulte et pas celui d’un enfant?

Je ne vais pas vous refaire ici une démonstration magistrale de l’activation des hémisphères et des dernières découvertes des neurosciences. D’autres sont beaucoup plus légitimes que moi pour en parler.

Selon les intelligences Multiples de H.Gardner (« A l’école des intelligences multiples » B.Hourst, 2014, Hachette) nous avons 8 intelligences plus ou moins développées. Pour être une personne complète, il est conseillé de les stimuler toutes durant nos apprentissages.

La carte mentale est favorable pour 5 types d’intelligences sur 8.

Donc en plus d’être adaptable, je dirais même qu’elle est essentielle. Mais pour quoi faire?

Article sous forme d’inspiration

Générer des synthèses

En secondaire, les jeunes sont amenés à faire des synthèses de la matière ou des résumés de documents. Rien de plus simple avec une carte mentale!

Un point de départ avec le titre du livre et une branche par chapitre. Comme sous-catégorie vous notez les points principaux du chapitre. Si nécessaire, vous pouvez ensuite réorganiser et regrouper les branches en fonction du thème ou de la matière.

S’il vous faut un haut niveau de détails, Vous réalisez une nouvelle carte par chapitre…Vous voilà avec une bonne base!

La mémorisation commence dès la création. Ensuite l’étude en sera simplifiée et orientée vers l’essentiel.

Aide à la rédaction

Une autre tâche demandée à nos jeunes est la rédaction de dissertations ou de présentations. De nouveau le mind mapping apporte une aide précieuse.

Prenez votre sujet et écrivez-le sur un tableau. Faites déjà des branches avec la structure demandée (thèse, anti-thèse,…) Emparez-vous ensuite d’un paquet de fiches repositionnables (marque blanche, c’est suffisant.) Là vous vous videz la tête (et celle de vos proches) au rythme d’une idée par fiche. Vous les disposez dans les différentes branches. Quand vous avez fait le tour, vous réarrangez et triez vos idées. Vous déplacez celles qui doivent l’être et retirez les doublons ou ceux qui manquent de pertinence.

Vous avez la structure de votre dissertation ou présentation.

Voici par exemple, le mindmap que j’ai réalisé avant l’écriture de cet article.

Organisation du travail

Viens le jour des examens et de la période des révisions. Calmez-vous, vos synthèses sont faites. Seulement, refaites un mindmap avec chaque matière comme branche et le thème de chacune de vos synthèses en sous-catégories. Estimez le temps nécessaire à l’étude de chaque synthèse et reportez cela dans un calendrier… voilà un plan de révision rapidement bouclé.

Conclusions

Bon d’accord, cela a l’air simple comme ça, mais ce n’est pas tout-à-fait le cas. Il faut quelques minutes pour faire un mindmap, mais il faut en faire des milliers avant de maîtriser le concept. Donc autant se former et commencer tôt.
N’oubliez pas aussi que la structure de la carte mentale est propre à chacun. Donc, parents ou enseignants qui corrigez les notes ou les brouillons des jeunes, vérifiez que la structure soit cohérente, que les informations clés soient présentes, mais laissez le jeune organiser sa matière de la façon qui lui correspond le mieux.

Au plus il s’appropriera l’outil, au plus il acquerra une méthode de travail efficiente et universelle qui l’aidera tout au long de sa vie.